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Globalité anomique

16 sept

Je l’entends, je l’entends, c’est encore une fois mon cœur qui se broie en morceaux parcellés d’égoïsme. Après maintes réparations, chirurgies et boîtes de plasters, une fois encore il s’est fait passer dessus par le train gigantesque de la déconstruction imaginaire.

Qu’est-ce qui nous pousse tant vers le gouffre de l’anomie? Est-ce que le capitalisme s’est aussi approprié les moyens de production du bonheur? Est-ce que la somme totale de la souffrance de l’humanité peut acheter une quelconque forme de journée ensoleillée ou de sourire authentique?

Le sentiment de connexion tant attendue, cette chimie qui te prend à la gorge, qui te jette au sol tant qu’elle est forte et fracassante. Ce bonheur éphémère qui ne peut que créer un face à face avec toi-même. Ce genre de sentiment qui te remet en question, celui qui te rend incapable de vivre sans lui. Cette attirance qui fait tellement mal, celle qui te broie tous les os du cœur, qui te donne la fièvre, mais qui est tellement virulente et nécessaire.

Je l’entends, ce sont ses derniers battements, c’est l’utopie interne qui se fait un hara-kiri. L’espoir espiègle qui m’a jeté son dogmatisme dans la tête vient me faire la leçon pendant que mon intérieur se meurt encore une fois.

Cette chimie qui m’a poussée à la folie, qui m’a fait devenir encore une fois, plus cynique et dégoûtée de cette existence sans valeurs et sans prétention. Voilà, elle est déjà en perte de sens, comme tout le reste du monde. Cette chimie qui se perd dans sa formule mathématique, qui se vomit dans sa perte de finalité, qui n’existe que pour satisfaire la dictature de la liberté, le désir du tout et du rien en même temps. Le désir et le dégoût face à cette même et unique chose, cette quête.

Allez, régurgite cette merde d’idée qui a germé dans ta tête. Tu pourras chialer contre la société pour te réconforter. Meurs, saleté d’attirance. Meurs, saleté d’émotion épineuse.

C’est l’absolue inhérence de la vie qui te fait face. Le capitalisme n’est pas seulement le bloc monolithique du mal, l’humanité est sa propre meurtrière. Tout est passé dans la cuvette des toilettes. Le rejet de tout, pour se gaver de cette fausse liberté qui tue. Pendant ce temps, le capitalisme nous a abreuvés de gadgets inutiles pour combler cette globalité anomique.

Ne cherchez pas le sens du texte, il est mort en même temps que mon identité morcelée. Tout est prêt à être utilisé et jeté. Faites de même avec ce texte, oubliez-le. Oubliez-moi

 

A propos Jevi

Je suis étudiante en sociologie à l'UQAM, passionnée par l'actualité et la compréhension des rapports sociaux. À mes heures, je suis d
1 Comment

Publié par le 16 septembre 2010 dans Où va le monde

 

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Une réponse à Globalité anomique

  1. The Wiz

    17 septembre 2010 at 10:35

    L’argent ne fait pas le bonheur,.? Quoi.!??

     

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